Le pouvoir de la suggestion.

Dans le domaine de l’écriture, il y a plusieurs manières de faire des descriptions. La première qui nous vient souvent en tête est celle de l’art de décrire les détails, en détail avec des détails. On parle ici des plis dans le rideau, sa poussière, son usure, la manière dont le textile tombe, son opacité, ses motifs, son odeur, sa douceur, le bruit de son froissement et j’en suis encore qu’à la surface. Je peux estimer son importance, mais je ne m’attarderais pas à cette forme de description aujourd’hui.

Celle qui m’intéresse est celle où on laisse la place au lecteur pour imaginer ces fameux détails. La somptuosité de l’habillement de la fenêtre attira l’œil des invités dès qu’ils entrèrent dans la pièce. Pendant un instant, leur souffle manqua. On ignora la peinture du grand maitre installé sur le même mur. On arrêta même tout déplacement, abasourdi par ce que la lumière du jour dévoila du textile.

Ici, on s’attarde à son impact. On n’a aucune idée de la couleur du rideau. Chaque lecteur s’en fait sa propre image. Il y a un bel espace pour lui. C’est le genre de lecture qui me fait sourire. L’auteur suggère un monde, le lecteur le crée.

Par curiosité, combien d’entre vous ont vu le rideau rouge ?

Dans le roman Volk, vous trouverez un passage utilisant une autre technique, soit la métaphore. Dans un rapprochement intime, la scène sera décrite comme les procédures d’atterrissage d’un avion.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s